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Gnomesummer : Une Bande de Gnomes pour la Paper Miniature Jam 4

2026-07-20 - Horacio Gonzalez

Gnomesummer

En octobre dernier, Goblintober a rempli ma table de 31 visages verts et grimaçants. Cet été, Korrigan Press part dans une direction très différente : Gnomesummer.

L'occasion, c'est la Paper Miniature Jam 4, organisée par Hairic Lilred, qui court jusqu'au 9 août. La consigne est agréablement large : réaliser une ou plusieurs figurines en papier, n'importe quel personnage, de la fantasy à la science-fiction et du jeu de rôle au jeu de figurines, quel que soit votre niveau.

Comme ce n'est pas un mois de prompts quotidiens, je ne promets pas une figurine par jour. Je vise plutôt quelque chose de plus resserré : une petite bande de gnomes complète, pensée comme un ensemble, publiée comme un ensemble.


Pas Ces Gnomes-là

Quand on dit « gnome » autour d'une table de jeu, la plupart des gens imaginent le bricoleur : lunettes de protection, clés à molette, machine qui explose, cheveux bleus. Ce n'est pas avec ceux-là que j'ai grandi.

Mes gnomes, ce sont ceux de David le Gnome, ceux des livres et du dessin animé. Chemise rouge, bonnet pointu, bottes, lunettes rondes. Des habitants de la forêt qui vivent quatre cents ans, soignent les animaux blessés et sont pacifistes jusqu'à l'os. Ils ne se battent pas. Ils réparent. Ils montent des renards, ils remettent en place des ailes cassées, ils connaissent chaque racine et chaque terrier du bois.

J'ai changé une seule chose, et uniquement pour des raisons pratiques. Dans les livres, un gnome mesure quinze centimètres, assez petit pour s'abriter sous un champignon. C'est charmant sur la page et ingérable sur la table : à cette échelle, impossible de les faire cohabiter avec le reste de vos figurines. Les miens font donc environ quatre-vingt-dix centimètres, bonnet compris. Très loin des lutins, et capables de tenir debout à côté de vos autres figurines sans loupe. Plus petits qu'un gobelin de la tête aux pieds, cela dit, et plus grands dès qu'on compte le bonnet.

Voilà pour le changement pratique. L'autre est nettement moins pardonnable.


Le Point de Départ : Quand la Forêt Est Découverte

Voici l'idée derrière la bande :

Pendant des siècles, la forêt des gnomes n'était tout simplement sur la carte de personne. Trop profonde, trop enchevêtrée, trop facile à longer sans la voir. Les gnomes s'en accommodaient très bien. Et puis, une saison, ça a cessé d'être vrai.

Les orcs sont venus pour le bois. Les gobelins sont venus parce que les gobelins viennent toujours. Les elfes sont arrivés pour « protéger » la forêt, ce qui s'est avéré vouloir dire décider qui avait le droit d'y vivre. Et les loups, vieux voisins et vieux accords, ont trouvé de nouveaux maîtres prêts à mieux les nourrir que la forêt ne l'avait jamais fait.

Les gnomes n'avaient pas de guerriers. Ils n'avaient pas de mot pour guerrier. Ce qu'ils avaient, c'était quatre cents ans de patience, une connaissance intime du moindre fourré et du moindre tunnel de la forêt, et un besoin soudain et très mal venu d'apprendre.

Alors ils ont improvisé. Une lance, c'est un très long bâton de marche avec une mauvaise idée au bout. Un bouclier, c'est un plateau de table avec une sangle. Et le guérisseur qui remet des os d'animaux en place depuis deux siècles s'avère terriblement doué pour savoir exactement où un corps se brise.

Ce sont des pacifistes à court d'options, et je trouve ça bien plus intéressant à dessiner qu'une nouvelle escouade de soldats professionnels. Chaque figurine de cette bande doit avoir l'air de quelqu'un qui préférerait être ailleurs, en train de faire quelque chose de plus gentil.


La Première Recrue

La bande s'ouvre comme Goblintober s'était ouvert, avec quelqu'un qui barre le passage :

  • 1. La Garde-Lance – Bonnet bleu, chemise rouge, une lance qui est surtout un bâton de marche, et un bouclier rond orné d'une feuille. Elle tient la ligne, et ça ne l'enchante pas du tout.

La Garde-Lance

La Garde-Lance en figurine, recto et verso

Et voilà ce que ça donne en figurine : recto et verso sur une bande de 55 mm, 22 mm des bottes au sommet du crâne et 29 mm jusqu'à la pointe du bonnet, prête à imprimer, découper, plier et socler.

Les lunettes sont un choix délibéré. Ce n'est pas une soldate. C'est la mère de quelqu'un, avec un bâton pointu.


La Suite

Je garde un effectif réduit et haut en couleur plutôt que de courir après un grand nombre. Les silhouettes que je veux atteindre : des défenseurs qui improvisent avec leurs outils, un guérisseur qui n'a jamais soigné une blessure que quelqu'un ait voulu infliger, un éclaireur chevaucheur de renard, quelqu'un qui parle aux bois, et au moins un gnome manifestement bien trop vieux pour tout ça.

Comme les gobelins, ce sont des figurines en papier : imprimez-en autant d'exemplaires que votre table en demande, qu'il s'agisse d'une sentinelle isolée ou de toute une haie de garde-lances.

À la fin de Gnomesummer, toute la bande sera rassemblée dans un set PDF imprimable, gratuit ou à prix libre, chez Korrigan Press, et elle devrait s'opposer parfaitement aux gobelins de l'an dernier. Cette bataille-là, au moins, est désormais canonique.


Suivez l'Aventure

La progression sera publiée ici sur le blog au fur et à mesure que la bande se remplit, avec des mises à jour plus fréquentes sur Instagram à @lostinbrittany, sous le hashtag #paperminijam de la jam.

Aiguisez vos ciseaux et attention aux champignons : Gnomesummer a commencé !